Virage Citoyen

Aides, Greenpeace, la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme et la Quadrature du net poursuivent chacun-e des objectifs particuliers. Mais nous partageons des valeurs et des propositions positives pour la société qu’ensemble nous voulons voir émerger.

Garantir l’universalité, l’égalité et l’effectivité des droits fondamentaux

 

Réaffirmer le principe de laïcité comme assurance de la neutralité de l’État et des collectivités territoriales tout en protégeant la liberté de conscience et la liberté de manifester son appartenance religieuse dans la sphère publique (loi de 1905). Cela passe par combattre le détournement de la laïcité en moyen d’exclusion dirigé, en particulier, contre les personnes pratiquant l’islam.

Garantir un accès effectif à la santé pour toutes et tous aujourd’hui et demain : Reconnaitre les communautés et les minorités dans le parcours et les offres de santé, reconnaitre leurs besoins et leurs spécificités, prendre en charge financière intégrale des frais de santé y compris les soins de confort pour toutes et tous, investir dans la prévention et la promotion de la santé afin d’inclure dans le système de santé la prévention et les soins.

Changer de modèle agricole pour garantir des pratiques respectueuses de l’environnement et protéger notre santé. Modifier les pratiques des distributeurs et des entreprises agro-alimentaires qui utilisent et vendent des pesticides et des OGM. Soutenir et promouvoir l’agriculture écologique, seule à même de protéger la biodiversité, la qualité de l’eau et de notre alimentation.

Défendre les droits fondamentaux dans la société numérique : inciter fortement à l’élaboration de modèles économiques alternatifs à la gratuité des services contre publicité ciblée basée sur le profilage. Défendre le droit au respect de la vie privée dans l’espace numérique, condition essentielle à l’exercice de la liberté d’expression et du droit à l’information.

Prévoir la délivrance de cartes de séjour de 10 ans pour toutes les personnes étrangères : l’approche catégorielle doit être remise en question (travailleurs, étudiants, parents d’enfants français, malades, conjoints de Français, etc) au profit d’un titre de séjour stable et délivré de plein droit pour sortir de la précarité et ne plus subir l’arbitraire des pratiques administratives.

Limiter les mesures de privation de liberté : promouvoir toute peine alternative à l’enfermement, garantir l’accès aux droits fondamentaux des personnes détenues et fermer les lieux de privation de liberté spécifiques aux personnes étrangères.

 

Faire prévaloir la dignité des personnes. Il n’y a pas à choisir entre libertés et sécurités.

 

Les politiques publiques doivent gagner en cohérence et ne sauraient être élaborées en ignorant des pans entiers de l’intérêt général.

Mettre fin à l’état d’urgence perpétuellement prolongé et devenant le régime politique de notre pays.

Bannir les politiques répressives qui mettent à mal la solidarité, la dignité, la santé publique, la cohésion sociale, le respect de la vie privée. Les politiques migratoires, des drogues, du travail du sexe doivent prendre mieux en compte les enjeux de santé individuelle et publique. La solidarité doit être encouragée par les responsables politiques et non criminalisée. L’instrumentalisation de divers délits afin de sanctionner des citoyen.ne.s solidaires des personnes migrantes doit cesser. Il est indispensable de lutter contre la surveillance étatique et privée sur Internet en réaffirmant, promouvant et défendant l’utilisation d’outils garantissant la confidentialité des communications et des connexions et en revenant sur les lois de surveillance contraires aux droits fondamentaux.

Assurer l’accès universel aux traitements innovants par une meilleure régulation et transparence du processus de fixation des prix du médicament.

Prévoir le bénéfice du statut de lanceurs d’alerte à toute personne qui signalerait, dévoilerait, ou dénoncerait des faits, passés, actuels ou à venir, de nature à violer des droits fondamentaux ou entrant en conflit avec le bien commun ou l’intérêt général.

 

Promouvoir la solidarité ici et ailleurs, aujourd’hui et demain, avec les générations futures, et favoriser l’hospitalité

 

Favoriser les financements internationaux sur l’aide au développement : la France doit acquérir un leadership au niveau européen sur les politiques de santé
Ouvrir davantage de voies légales d’accès pour entrer en Europe, depuis les pays d’origine des personnes migrantes jusqu’aux frontières extérieures.

Prévoir un dispositif d’accueil permettant de respecter la dignité des personnes, quelle que soit leur situation familiale et leur autonomie et prévoir des lieux d’hébergement en nombre suffisant.

Lutter contre le réchauffement climatique et passer à 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2050 : c’est possible et nécessaire. Mettre en avant la compétitivité économique et le potentiel immense de création d’emplois des énergies renouvelables. Investir dans les économies d’énergie et éliminer les énergies fossiles pour limiter le réchauffement climatique et préserver notre avenir.
Sortir du nucléaire qui est coûteux et fait peser une immense menace sur nos concitoyen-ne-s et au-delà de nos frontières.

Partager la culture et les connaissances : légaliser le partage non-marchand d’œuvres culturelles numériques au sein d’un cercle raisonnable, pour faire cesser la guerre au partage qui détruit la vitalité actuelle de la circulation et de la diffusion des œuvres, sans nuire aux possibilités de rémunération des créateurs.

Contribuer au respect de la neutralité du Net et favoriser l’émergence de nouveaux acteurs (notamment sans but lucratif) dans les infrastructures et réseaux, pour garantir un accès équitable à tous et toutes au réseau Internet et à l’ensemble de ses potentialités.

Protéger les forêts de la déforestation qui menace la biodiversité, l’équilibre climatique et les droits des peuples autochtones. Exiger des entreprises responsables qu’elles appliquent une politique « Zero Déforestation ». Lutter contre le bois illégal en faisant adopter une réglementation internationale et contraignante.
Protéger les océans de la surpêche et de la pollution. Pousser les entreprises à adopter des méthodes de pêche durables. Créer un réseau de réserves marines couvrant 40% de la surface des océans.